Psychologie du rat
Comment pense un rat en ville.
Méfiant, routinier et opportuniste : comprendre son comportement explique pourquoi les appâts déçoivent souvent, et pourquoi le flair d’un chien fonctionne.
Il se méfie du nouveau
Le surmulot est néophobe : un objet ou un aliment nouveau le rend prudent, et un poste d’appâtage est une situation qu’il n’accepte pas facilement [5]. Il goûte d’abord une petite quantité. Résultat : appâts et pièges sont souvent évités.
Il suit ses routines
Il emprunte toujours les mêmes chemins, le long des murs, et laisse des traces de gras, des crottes et de l’urine. Ce sont exactement les pistes que le chien suit jusqu’au terrier.
Il apprend des autres
Les rats apprennent les uns des autres ce qui est sûr à manger. Si un aliment rend l’un d’eux malade, le groupe peut l’éviter. C’est une des raisons de leur méfiance envers le poison.
Nourriture, eau, abri
Il s’installe là où il trouve ces trois éléments : poubelles, réserves, caves, égouts. Sans eux, il part. D’où l’importance de reboucher les accès et de suivre quelques conseils d’hygiène.
La nuit, en silence
Il sort surtout la nuit, discrètement, et fuit la lumière et le bruit. Un rat vu en plein jour signale souvent une colonie importante.
Ce que ça change
Le rat se méfie des appâts, mais il ne peut pas cacher son odeur. Le chien trouve les terriers, on traite à la source et on rebouche. Rats et rongeurs, sans rien déposer chez vous.